L'éditorial

MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS…

 

Lecteurs attentifs des médias, il ne vous a pas échappé l’article paru dans la Nouvelle République du 13 février 2017 concernant « le sombre constat de Juncker », c’est ICI .

Jean-Claude JUNCKER conclue l’article en affirmant : « l'UE évolue dans des directions différentes selon les pays, qui sont difficilement compatibles entre elles. « Les Hongrois et les Polonais veulent-ils exactement la même chose que les Allemands ou les Français ? J'ai de grands doutes ».

 

Nous devons constater que le président de la Commission européenne a mis plusieurs années pour comprendre et réaliser ce que l’UPR a compris dès sa création en 2007 ! Que l’Europe est une mosaïque de pays aux identités et avec des pratiques culturelles, sociales, religieuses, historiques tellement différentes que leur réunion au sein d’une instance commune ne pouvait se faire simplement en imposant une constitution et des règlements d’ordre uniquement économique et financier.

Privilégier une union uniquement tournée vers les intérêts des puissances d’argent et d’une oligarchie financière dominante, sans tenir compte des aspirations des peuples la composant, ne pouvait conduire qu’à un échec. C’est le constat que de plus en plus de hauts responsables et gouvernants effectuent aujourd’hui. Dont le président de la Commission européenne lui-même !

 

Finalement, le grand tort et le seul reproche que l’on puisse faire à l’UPR et à François ASSELINEAU, c’est d’avoir eu raison beaucoup trop tôt et d’avoir été plus réaliste que quiconque ! Il n’est pas bon d’avoir raison avec des années d’avance…

 

Un "redressement" de la France ? Tout le monde en parle, sans y croire. On propose de "redresser" l'état de droit, de changer de politique extérieure, de « renégocier » les traités européens, de revoir nos rapports avec l'Arabie saoudite et les émirats du Golfe, etc.

Mais il faudrait d’abord rétablir la signification humaine de la triade républicaine !

Trois mots qui ont un sens et qui sont devenus : Liberté limitée (d’exception provisoirement permanente), Inégalité, Impunité.

Alors, les Français s’indignent là où d’autres peuples s’insurgent contre la prévarication des élites, comme en Roumanie actuellement. Oui, les Roumains ont encore la fibre démocratique davantage développée que nous les Français en raison de leur passé qui les a privé longtemps de leur liberté. Le peuple français a subi une véritable mithridatisation de sa volonté. Il est certes écœuré par toutes ces affaires qui apparaissent, mais totalement blasé, amorphe, sans réaction... S'indigner ! Voilà tout ce qu'il sait faire : s'indigner. Et signer des pétitions. Comme si cela allait empêcher les représentants de ces "grands" partis au pouvoir de continuer ! Il est temps d’agir ! Ne plus rester spectateur mais s’engager !

Car ce qui est en danger c'est le principe de base de la démocratie, c'est-à-dire l'opinion majoritaire des citoyens issue des urnes qui prime par dessus tout. Or, en 2005, l'opinion majoritaire issue du référendum a été bafouée, reniée, piétinée par ces "grands" partis politiques qui se prétendent de très Grands Démocrates. Il se prétendent même protecteurs des principes et des Grandes valeurs de Notre République ! Quel toupet ! Quelle honte ! Qui s'est "indigné" ? Qui a protesté ?

Mais il y a pire ! Le seul parti qui s'est créé en contestation de ce véritable coup d'état de la part de ces "grands" partis démocrates, c'est l'UPR. Vous comprendrez alors pourquoi ce parti est boycotté par ces partis au pouvoir et pourquoi il est privé des médias appartenant à ces oligarques qui financent ces "grands" partis prévaricateurs depuis des décennies.

Vous rendez vous compte ! Un parti qui ose vouloir revenir à la situation d'avant 2005 alors que ces oligarques se sont donné tant de peine (et surtout tant d'argent) afin que la France soit intégrée, contre le gré de ses citoyens, dans un système européen favorable aux puissances économiques et d'argent. Et défavorable aux populations de cette UE, bien entendu. Voilà pourquoi les consignes ont été données à ces pseudo journalistes aux ordres, non seulement de boycotter ce parti, mais aussi de le dénigrer au maximum.

Mais aujourd'hui, les candidats à la présidentielle sont de plus en plus nombreux à reprendre le programme de l’UPR : sortie de l'UE, sortie de l'OTAN, on reparle même de sanctuariser le modèle social issu des lois votées à la Libération et aux principes du Conseil National de la Résistance en laissant tomber toutes les dispositions scélérates prises sous l'influence du MEDEF et des puissances d’argent depuis la présidence de Pompidou. Bref, quand on veut se débarrasser de son chien, on prétend qu'il ... a tous les maux ! D'où tous les procès d'extrémisme, de nationalisme, de populisme, de complotisme, d'anti système et autres affabulations que l'on fait à l'UPR sans pouvoir prouver quoi que ce soit. Il ne fait aucun doute : l'UPR dérange ! Avoir une vision avec 10 ans de lucidité et de réalisme d'avance, c'est dur à accepter.

Mais tous les procédés ne sont-ils pas bons, en politique, pour « descendre » un adversaire ? N'est-ce pas M. Fillon ?